Richard
Vallerand

Mes débuts dans la bande dessinée

Je suis arrivé à la bande dessinée sur le tard, après avoir fait un long détour par le dessin animé et le jeu vidéo. Pendant plusieurs années, j'ai fait du développement graphique et des concepts pour des géants du divertissement comme Warner et un autre monstre aux grandes oreilles que je n'ai pas le droit de nommer. En 2011, quand Djief m'a approché pour faire partie de la « Shop à Bulles » c'était l'occasion rêvée pour faire le saut vers une production plus personnelle.

Les thèmes et les sujets que j'aborde

Il n'y a pas vraiment de limites aux thèmes que je peux aborder et en ce sens je suis un peu éclectique. Dans une BD fantastique en développement, j'aborde la thématique de la Mort, un univers gothique qui touche un peu au genre policier. Sinon pour le compte de la revue Curium j'ai développé les Laborats, des rats de laboratoires un peu loufoques qui décortiquent une multitude de sujets allant de la recherche scientifique aux réseaux sociaux. Récemment j'ai abordé des sujets aussi variés que la déportation des Acadiens, le végétarisme et l'enfer des salles d'attente.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

L'an dernier, j'ai découvert le travail de Sean Gordon Murphy dont le trait graphique très libre m'inspire énormément. Dans la même veine, le travail d'artistes comme Mathieu Lauffrey et Marcos Mateu-Mestre me fait particulièrement vibrer. Sinon il y a aussi Manu Larcenet pour sa très grande audace visuelle et pour son sens unique de la narration. Et puis bien sur mes collègues d'atelier, pour leur persévérance et leur intarissable désir d'excellence.

Mon style, mon approche graphique

Je ne sais pas si j'ai vraiment un style défini, je vois mon travail plus comme celui d'un artisan qui se met au service d'une histoire et j'essaye de ne pas me limiter avec le style. Dans mes derniers projets publiés je me suis surtout adressé à un public jeunesse, donc j'ai adapté mon approche graphique en conséquence. Évidement derrière tout ça, il y a toujours l'amour du dessin, le désir d'avoir un trait dynamique et élégant, mais ce n'est pas vraiment conscient.

Pourquoi la bande dessinée

Je ne serai pas le premier à le dire, mais sans hésitation c'est parce qu'il n'y a pas de limites à ce qu'on peut raconter avec la BD. C'est un métier difficile, mais très satisfaisant, car c'est l'un des rares qui permet encore de mettre en image des histoires hors du commun, de créer des mondes complètement imaginaires, sans être trop limité par la technique, les budgets, et en restant une équipe réduite.