Jacques
Goldstyn

Mes débuts dans la bande dessinée

En 1980, pour le référendum dans le journal de l’École Polytechnique où j’étudiais en géologie. Pendant mes années d’études, je m’étais empêché de dessiner de la BD car je me destinais à un métier « sérieux ». Après avoir travaillé quelque temps en pétrole en Alberta, je suis revenu à mes premiers amours. Mes anciens collègues géologues sont devenus fabuleusement riches et gros mais aussi très cons. Ouf! Je l’ai échappé belle. Mon premier livre de BD (les aventures des Débrouillards ) a été publié en 1991. C’était un recueil de petites BD noir et blanc publiées dans le magazine « je-me-petit-débrouille ».

Les thèmes et les sujets que j'aborde

L’humour, mais relié à la science. Les OGM, la disparition des abeilles, les sables bitumineux, les missions spatiales, les énergies nouvelles, La surconsommation des technologies. Mon personnage Van l’inventeur comme son nom l’indique, met au point des inventions comme des drones, des robots de toutes sortes, des machines à sortir les poubelles et à faire le lit. Paradoxalement, je suis tout le contraire d’un geek. La techno et moi ne faisons pas bon ménage. Attention : Je n’ai pas dit la SCIENCE. La techno et la science, c’est différent. Je joue souvent sur l’ironie dans mes BD. Je sais que beaucoup de mes lecteurs sont fascinés pour ne pas dire obnubilés par les gadgets technos (ordis, cells, montres, TBI, etc …). J’éprouve un malin plaisir à montrer que ces merveilles « intelligentes» finissent par devenir des béquilles. J’ai également la chance d’avoir une double identité. Sous mon pseudonyme BORIS, je dessine sur des sujets engagés comme la militarisation, la religion (aïe!), les inégalités. Je collabore à des organismes comme Amnistie Internationale et Au bas de l’échelle. L’Aut’journal et le Couac publient aussi mes dessins.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

Franquin, Reiser,Hergé, Bill Watterson, Bretecher, Fred, et plus récemment Guy Delisle.

Mon style, mon approche graphique

À venir

Pourquoi la bande dessinée

La BD, c’est comme faire un film mais sans avoir à gérer toute une équipe de tournage, de vedettes et de techniciens. Le budget n’est pas un facteur : mes personnages peuvent aller sur Mars ou dans le désert de Gobi. Je suis le seul capitaine à bord. Je décide ce que je veux inventer et comment le montrer. Je dessine principalement pour un magazine jeunesse : Les Débrouillards depuis 30 ans déjà. Bien que destinés aux enfants, les thèmes des BD que j’aborde ne sont pas enfantins. Cela donne lieu parfois à de bons échanges musclés avec mon éditeur. Les jeunes sont capables de comprendre des enjeux importants qui ont un rapport avec la science (exploitation des gaz de schiste, destruction de l’environnement, réchauffement planétaire). En même temps, je ne me réduis pas à faire de la BD documentaire. L’humour est très important. Il faut raconter une histoire et donner un angle qui va captiver sans être trop moralisateur. Je pense qu’une bonne BD, une bonne histoire plaira à un large public sans égard à l’âge. Comme disent les physiciens en micro particules : C’est une question d’atomes crochus.