François
Samson-Dunlop

Mes débuts dans la bande dessinée

J’ai toujours griffonné un peu partout sur des bouts de papier. Cependant, c’est pendant un exposé universitaire extrêmement soporifique sur les Chicago Boys et Milton Friedman que je me suis mis à faire des bandes dessinées afin de cacher mon ennui. Par la suite, je me suis mis à mettre en scène les conversations absurdes que j’avais avec mes amis par l’entremise de la messagerie instantanée... au grand malheur de ces derniers et plus particulièrement d’Alexandre Fontaine Rousseau.

Les thèmes et les sujets que j'aborde

Des trucs qui me font grincer des dents ou qui me rappellent que je devrais arrêter de grincer les dents. Mais je ne parle jamais de dentiste. Ces gens-là sont des voleurs.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

Même si elle n’a fait partie que d’une brève partie de ma jeunesse, la série de « strips journaliers » Life in Hell de Matt Groening demeure fondatrice de ce que je fais. Personne ne réussira à exprimer de façon aussi brillante des idées aussi belles et noires à travers un concept si simple mais ô comment minutieusement calculé. Et Sophie Yanow. Parce qu’elle raconte mieux que quiconque ce que nous vivons en ce moment.

Mon style, mon approche graphique

Essayer de ne pas faire de trop gros nez.

Pourquoi la bande dessinée

Peut-être parce que le cinéma est un long et couteux processus et demande au directeur d'avoir une main de fer et une autorité absolue sur son équipe (sauf dans les cas de Ken Loach et Alain Resnais). La bande dessinée, c'est un peu comme le soccer des arts visuels, tout le monde peut en faire et communiquer une idée. C'est avec ça qu'on va faire la révolution. Mais je ne voudrais pas insinuer que le cinéma est plein de pétrole. Détrompez-vous.