Julien
Paré-Sorel

Mes débuts dans la bande dessinée

J'ai toujours été fasciné par la narration en image. J'en mange. Sinon, études en Arts au cégep et bac en BD à l'École Multidisciplinaire de l'Image (UQO). Ensuite, beaucoup de travail et du plaisir. La passion !

Les thèmes et les sujets que j'aborde

Pour « Léthéonie », je voulais parler des relations intimes entres les gens via une trame fantastique. J'évoque la mémoire et le souvenir qu'on préserve de nos relations. Ce qu'on garde, ce qu'on oublie. Intentionnellement ou pas.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

- Mike Mignola, auteur de Hellboy, pour son univers original et ses découpages dynamiques et tabulaires.
- Chris Ware, pour son soucis du détail et sa grande sensibilité narrative.
- Charles Burns, pour son goût du tordu, du grotesque, de sublime.

Mon style, mon approche graphique

Graphiquement, je suis près de l'école franco-belge. J'ai un style cartoon-stylisé, semble t-il. Pour la narration et le découpage, je suis davantage inspiré par le comic book américain et le manga. Pour mes projets plus personnels, j'aime encrer avec un pinceau sur du papier, c'est organique et sensuel.

Pourquoi la bande dessinée

Parce que c'est, selon moi, le médium qui permet de faire le plus avec le moins. Une personne, du papier, des crayons, de l'imagination et c'est parti. La lecture et la création de la BD sont un acte "magique" en soit. En tant que lecteur, on peut imposer son rythme au récit, entendre les voix des personnages dans sa tête, contempler une case pendant des heures si on veut. La BD c'est aussi un langage universel qui a toujours été présent dans la communication humaine. C'est primaire et sophistiqué en même temps. Je ne connais pas de médium qui possède autant de possibilités. La BD se renouvelle sans cesse.