Mes débuts dans la bande dessinée

Tout a commencé par le blogue. J'ai débuté le blogue de Phobies des moments seuls en novembre 2010. Ce n'était pas tout à fait de la bande dessinée, plutôt le journal illustré fictif d'un astronaute en provenance d'une station spatiale. Le blogue connu un certain succès et Luc Bossé des éditions Pow Pow m'a rapidement contacté pour en faire un livre qui fut publié l'année suivante. Vil et misérable, ma première «vraie» BD a suivi deux ans plus tard.

Les thèmes et les sujets que j'aborde

L'intérêt principal de mes bande s dessinées est sans doute l'humour naissant des interactions sociales quotidiennes. De ce fait, les sujets sont souvent anodins, mais sont mi s au service des mises en scènes humoristique s et des dialogues. Je suppose que mes héros sont plus souvent qu'autrement des hommes -enfants assez solitaires qui ont quelques difficultés à entrer en interaction sincère avec les gens autour d'eux ou même à les comprendre, il en ressort donc souvent des thèmes comme la solitude et le malaise social.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

Enfant et adolescent, j'avais deux héros: Hergé, puis Woody Allen. J'aime penser qu'encore maintenant mon univers graphique et narratif est largement influencé par un étrange hybride de ces deux immenses oeuvres. Les fanzines de Joe Matt que j'ai découvert s à l'adolescence m'ont aussi beaucoup frappé. J'ai réalisé à ce moment là qu'on pouvait aller loin en bd, qu'on pouvait être cru et honnête comme dans tout. L'humour étant omniprésent dans mon oeuvre, on y retrouve aussi beaucoup de traces de comédies britanniques des années 2000 comme The Office ou Peep Show.

Mon style, mon approche graphique

Mon style est plutôt précis avec une petite touche de naïveté. On est dans la ligne clair e, peu de masses de noir, l'idée première étant de faire «jouer» les personnages, de par leurs expressions faciales, leur s postures, leurs mains, etc.

Pourquoi la bande dessinée

Pour la liberté et le contrôle total que cela me procure. J'ai toujours écrit et toujours dessiné, ce sont des actes très personnels et intimes, des sentiments que je n'ai pas retrouvé s en tentant de faire des films par exemple. Avec la bande dessinée, il n'y a pas vraiment de limite d'argent ou de main -d'oeuvre, c'est la feuille, le crayon et moi.