Guillaume
Pelletier

Mes débuts dans la bande dessinée

Ma première bande dessinée, intitulée « Mélasse », a été publiée en octobre 2013 chez l'Oie de Cravan, à Montréal. Le projet a débuté au moment où je terminais la réalisation d'un court métrage d'animation en 2009. Je souhaitais alors essayer quelque chose de nouveau, expérimenter plus librement avec le dessin. La bande dessinée est donc devenue mon chantier créatif, et une suite de courtes histoires est née. La rencontre de Benoît Chaput, mon éditeur, a été décisive pour le projet : mon livre allait avoir sa place dans un catalogue très approprié, où la poésie et le surréalisme sont à l'honneur.

Les thèmes et les sujets que j'aborde

Avec mon premier livre, j'ai surtout abordé des sujets difficiles tels que la rupture amoureuse, la maladie et la mort. Je suis souvent intéressé par des sujets qui ne s'abordent pas aisément, mais j'essaie toujours de les traiter avec le moins de lourdeur possible. Pour le prochain livre, il y a de nombreux sujets qui m'inspirent et qui se retrouveront peut-être dans mes nouvelles histoires. J'aimerais bien en parler mais je préfère ne rien révéler pour l'instant.

Les auteurs qui m’inspirent et pourquoi

Bruno Schulz, pour les petits mondes inquiétants et poussiéreux qu'il explorait par sa prose, ses dessins et ses gravures. Geneviève Castrée, pour ses récits poétiques remplis d'inventivité graphique, d'audace et de mélancolie. Kate Beaton, pour son coup de crayon vif et son humour délicieux et imprévisible. Et André Franquin, pour sa grande sensibilité et son humour irrévérencieux, ainsi que pour l'élégance et la folle minutie de son trait.

Mon style, mon approche graphique

Pour y aller simplement, mon style graphique est une sorte de mélange de cartoon et d'expressionnisme. J'adore jouer avec des expressions faciales et des gestuelles dramatiques, des éclairages exagérés et des perspectives irréelles, et je représente tout ça d'une manière assez schématisée et facile à lire. Je travaille à la plume et au pinceau, avec de l'encre de Chine et des gris faits au lavis. Jusqu'à tout récemment, mon travail était surtout en noir et blanc, mais j'utilise maintenant l'aquarelle et j'ai énormément de plaisir à explorer la couleur.

Pourquoi la bande dessinée

Pour la capacité de raconter des histoires qui ne pourraient pas être racontées en prose ou en film. Pour le plaisir de créer des mondes impossibles et d'y plonger avec le lecteur.